La mémoire chantée
De gauche à droite : Seyni Alidou, Dias et Touné (c) A.Aziz 07/02/26
Par Mounkaila Djibo Abdoul Aziz
lundi 9 février 2026Ce samedi 07 février 2026, nous avons eu l’honneur d’assister à un spectacle inédit à la Galerie Taweydo sous la production de l’Association Culturelle Liptaako. L’artiste musicien/chanteur Diassibo Tchiombiano alias Dias nous a fait voyager à travers une immersion anthropologique dans le conte du terroir Gulmancés.
Riche de cette culture, la force de la sagesse africaine aux travers de la musique a percé un public qui était émerveillé de découvrir de si beaux récits et légendes Gulmancés. Fidèle à sa tradition de ponctualité, l’évènement commence dès 19h30. On découvre tout d’abord avec une lumière douce une scénographie simple avec quelques œuvres autour. Sur scène, on aperçoit deux instruments de musiques dénommés ‘Okorougo’ en langue Gulmancés, ‘Molo’ ou ‘Goni’ appelé communément dans le mandingue et une calebasse au milieu. Après l’installation de l’artiste et ses deux accompagnateurs, il nous installe avec une animation du terroir Gulmancés sans parole qui a fait bouger le public.
L’impressionnant dans cet évènement inédit, l’artiste Diassibo Tchiombiano nous a fait plus que découvrir la Culture Gulmancés, il nous parle de la spiritualité africaine, l’importance pour nous de nous enracinés dans nos culture pour mieux éclairer notre avenir dans un monde en confrontation avec plusieurs cultures. En nous parlant de la géomancie, l’artiste nous explique l’importance de cette pratique qui consiste à questionner le passé, le présent et l’avenir des Hommes que nous sommes. L’anthropologie du (conte/chant) Gulmancés est plus que des chants en langue Gulmancés, mais l’enseignement de la mémoire de tout un peuple qui se trouve aujourd’hui dans cette bande subsaharienne et au-delà.
La soirée s’est achevée avec une danse en Gulmancés, des pas de danse exécutés par le public autour de l’artiste.




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